Le consensus

Le consensus

Posted by: on Juin 14, 2017 | No Comments

Dans le cadre d’un long chantier avec un ensemble de parties prenantes, parfois antagonistes, la règle appliquée était celle du consensus. Elle n’a pas manqué de soulever plusieurs fois la question de son interprétation. Le secrétaire de séance a donc rappelé – utilement, qu’il existe une définition dans une norme européenne 1.

Voici ce texte: Accord général caractérisé par l’absence d’opposition ferme à l’encontre de l’essentiel du sujet émanant d’une partie importante des intérêts en jeu et par un processus de recherche de prise en considération des vues de toutes les parties concernées et de rapprochement des positions divergentes éventuelles. Note : Le consensus n’implique pas nécessairement l’unanimité.

La construction du consensus implique aussi la construction de « désaccords féconds », comme les nomme Patrick Viveret. Il s’agit d’accueillir le dissensus. L’intérêt commun exige qu’on y consacre du temps – du temps de débat, du temps pour émettre et partager des idées. L’urgence est l’ennemie du consensus.

La construction du consensus permet de passer à l’action, dans une démarche d’intelligence coopérative. La collaboration est la phase amont d’un projet: échanges d’idées, débat, dialogue, propositions, alliances. La coopération engage dans l’action: c’est la phase active, la concrétisation, la répartition des tâches et des responsabilités. L’implication personnelle est plus importante. La coopération signe l’interdépendance des actions et l’incarnation de valeurs partagées.

L’étonnement

Posted by: on Déc 21, 2013 | No Comments

Il y a deux façons d’éclairer le monde. La première est d’en dissiper l’obscurité, de chercher la vérité sous les faux semblants, d’en abolir les apparences au profit de la transparence. Mais de même que la lumière du jour dissimule les étoiles, la lumière de la raison recouvre les ombres du masque mensonger de la vérité. La seconde revient au contraire à consentir à l’opacité des phénomènes comme à l’altérité de l’Autre, à penser l’impensable, la différence, l’irréductible singularité de tout ce qui existe et dont on ne peut jamais vraiment rien dire. On y perd la vérité mais on y gagne en retour la franchise, la candeur et le sens de l’étonnement.

Raphaël Enthoven présente Merleau-Ponty (Les nouveaux chemins de la connaissance, France Culture, 12 juin 2008)

Connaître … l’inconnaissable

Posted by: on Déc 21, 2013 | No Comments

Il croyait comprendre maintenant le sens de la maxime selon laquelle en connaissant l’inconnaissable, on ne connaît rien de lui, mais on connaît quelque chose de nous.

Giorgio Agamben, Idée de la prose.