Comprendre

Aucune activité économique – quelles que soient sa taille, son importance, son implantation géographique -, n’échappe aujourd’hui à la globalisation. Aucune organisation ne peut faire l’impasse sur les mutations profondes et extrêmement rapides que le monde connaît depuis quelques décennies à peine. Il n’est même pas nécessaire de rappeler ici les changements qui touchent l’environnement naturel et social, le rapport au temps, le rapport au travail, les relations humaines, sans compter les évolutions scientifiques et techniques qui dépassent tout ce que notre imagination pouvait concevoir. La vitesse – et donc le rapport au temps -, est un enjeu considérable. La radicalité de certains changements est un défi à la plasticité de notre esprit.

Ce contexte de profondes mutations ouvre à la fois un formidable espace de liberté, d’innovation, de création, d’espoir, d’enthousiasme, mais peut aussi déclencher un mouvement de retrait, de refus, de déni voire d’angoisse profonde.

Les organisations, les entreprises n’échappent pas à ce double mouvement. Pourtant, parce que les compétences qui sont valorisées au-delà de tout sont essentiellement des compétences opérationnelles tributaires d’un modèle traditionnel – qui privilégie d’abord le management, la finance, le commerce ou la technique -, ce qui nous semble manquer le plus est une compétence culturelle.

Pourquoi « culturelle » ? Parce qu’il s’agit d’abord de capacités liées à la formation de l’esprit, à l’ouverture aux cultures du monde, à la connaissance de soi et la compréhension profonde des relations humaines. Cette compétence culturelle peut se décliner en trois pôles : une compétence conceptuelle, une compétence prospective et une compétence relationnelle.

Agir

Pour la compétence conceptuelle, développer la compétence langagière : la maîtrise des langues, la maîtrise des langages de l’entreprise, la capacité à distinguer les niveaux d’évidence, le fardeau de la pensée unique, privilégier la liberté de penser, la pensée critique et la civilité dans les échanges.

Pour la compétence prospective, développer une méthodologie, des repères (les sources d’information, les vigies), une nouvelle orientation de l’entreprise dans sa capacité à la transformation, sa plasticité et sa mobilité.

Pour la compétence relationnelle, permettre de travailler la connaissance de soi, la connaissance des mécanismes relationnels profonds (les peurs, les espoirs, les fantasmes, …), la compréhension de l’articulation entre l’intime et le commun.

Acculturation / enculturation

Acculturation / enculturation

Il y a quelques années déjà, je rencontrais un cabinet de conseil local qui proposait aux entreprises des séminaires d'acculturation. (En français, l’ethnologie ou la sociologie définit l’acculturation comme les modifications qui se produisent dans un groupe culturel [concernant la manière d'agir,…


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L’étonnement

L’étonnement

Etonnement ? Le jargon managérial actuel abuse du « rapport d’étonnement ». Il ne s’agit finalement que d’une « observation », d’un « diagnostic », porté par un œil neuf, non-averti. Mais l’étonnement, au sens propre, y perd toute sa force, au profit de cette locution toute faite qui le banalise.…


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Les mots sont importants

Tout notre travail s’appuie ce constat, renouvelé depuis des années : les mots sont importants. Il a même donné lieu à la création d’un acronyme : LMSI. Un collectif militant s’en est d’ailleurs emparé, pour créer un site internet assez tonique. C’est une évidence assez partagée aujourd’hui que la…


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La curiosité

Comme le disait Pierre Pachet, « la curiosité est une vertu énigmatique, mais elle consiste à se mêler de tout, de ce qui ne nous regarde pas… ». Depuis toujours, nous privilégions systématiquement la curiosité. Elle est très certainement une des qualités, une des dispositions de l’esprit les…


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